Dans le passé, lorsque la photographie argentique dominait, emporter son appareil photo signifiait se limiter au nombre de pellicules disponibles, comme deux rouleaux de 36 images. Chaque photo avait un coût réel : il fallait acheter le film, payer le développement, puis le tirage papier. Cette contrainte obligeait naturellement à faire des choix avant de déclencher.
Avec le numérique, cette limite a presque disparu. Les cartes mémoire offrent une très grande capacité, et prendre une photo ne coûte rien. On peut donc multiplier les prises de vue, ce qui est souvent utile et bénéfique pour la créativité. C’est une liberté extraordinaire. Mais cette liberté a une conséquence directe : on se retrouve très vite avec un très grand nombre d’images à gérer.
Quand on débute en photographie numérique, on ne se préoccupe généralement pas de cette question. On accumule les photos sans méthode particulière, souvent en utilisant le logiciel installé par défaut sur l’ordinateur. On pense pouvoir retrouver ses images grâce à sa mémoire. Certains collègues ou amis conseillent pourtant de s’organiser dès le départ, ou de suivre les règles d’un logiciel spécialisé. Mais on repousse : pas le temps, trop compliqué, inutile de se compliquer la vie.